Un australien à Châteauguay

Where is Sidney ???

Sidney is « dans les bois de Châteaugay« 

Les promeneurs matinaux ont cru rêver… Dans les bois de Châteaugay, entre deux chênes et un tapis de feuilles mortes, ce n’était ni un gros lapin dopé aux protéines, ni un chevreuil un peu pressé… mais bien un wallaby qui se baladait tranquillement, comme s’il avait toujours vécu en Auvergne.

La rumeur s’est répandue plus vite qu’un sanglier en période de chasse : « Un kangourou à Châteaugay ! »
Rassurez-vous, il ne s’agissait pas d’une nouvelle attraction touristique ni d’un effet secondaire du vin local. L’animal se serait tout simplement échappé de la ferme pédagogique voisine, profitant sans doute d’un moment d’inattention pour aller découvrir les charmes de la vie sauvage version Puy-de-Dôme.

Heureusement, pas de panique générale ni d’opération commando. Fred, notre explorateur local (et accessoirement fin connaisseur du terrain), est parti à sa recherche. Armé de sang-froid, de patience et probablement de quelques « allez, viens mon gars », il a réussi à retrouver le fugueur australien.

Le wallaby, en bonne santé et visiblement peu traumatisé par son escapade, a pu regagner son enclos. On ignore encore s’il a apprécié les sous-bois de Châteaugay, mais une chose est sûre : il aura marqué les esprits.
Comme quoi, même sans billet d’avion, on peut parfois voyager très loin… au détour d’un sentier.

Et comme si la cavale de notre wallaby ne suffisait pas à animer la journée, je n’ai pas manqué, moi aussi, de partir à sa recherche dans les bois. Et là, surprise : il ne semblait pas s’être ennuyé une seule seconde pendant son escapade.

Au détour d’un sentier, j’ai en effet cru découvrir les enfants de Sydney, tous regroupés autour de moi.
Oui, oui… les enfants de Sydney.
À ce stade, plus rien ne m’étonnait.

Car manifestement, le wallaby avait bien profité de sa liberté. Je ne savais pas que sa poche pouvait contenir autant de petits, ni qu’elle permettait visiblement d’accueillir une classe entière venue de l’autre bout du monde. Certains auraient juré entendre un léger accent australien filtrer entre deux fougères.

Après vérification approfondie — et un rapide retour à la réalité — il s’est avéré que tout ce petit monde était surtout le fruit d’une imagination débordante, stimulée par une rencontre pour le moins inhabituelle.

Fausse alerte, donc.
Mais reconnaissons-le : quand un wallaby se promène à Châteaugay, même les bois prennent soudain des airs de bout du monde.
Et l’on se surprend à se demander ce que demain nous réservera… peut-être un koala à la boulangerie ou un surfeur cherchant la vague parfaite sur la place du village…..

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